[Fanfiction Elsword FR] Archopsys

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  • (Heureux qu'il y ai un nouveau forum, peut-être obtiendrai-je un lectorat et des commentaires ! Si je dois fournir des réponses à ceux-ci ce sera principalement via des edits ^^. Bonne journée :).)


    Salutations ! Je suis Sifel, l’émissaire de la guilde Archopsys ! Je profite de ce post pour dire que nous cherchons des gens sympathiques pour venir jouer en vocal avec nous occasionnellement, voire faire du role-play. Du RP ? Sur Elsword ? Et oui, c’est possible ! Attendez de voir nos personnages à l’œuvre.

    Car voici une fanfiction, comportant nos persos IG, qui composent en réalité la quasi-intégralité des effectifs de la guilde. Ce texte n'a aucune prétention, son auteur porte juste un intérêt pour le lore et une forte envie d’écrire des histoires, peu importe le nombre de spectateurs qu'aura cette aventure. Je suis joignable en messages privés si vous souhaitez me contacter. J’espère ne rien écrire de dérangeant, je me soumettrai au jugement de la sacro-sainte modération ^^.


    Attention toutefois il y a pas mal de noms à retenir au départ.

    Il n’y a que peu de prérequis pour comprendre le récit (en nonobstant le prologue), ce devrait être très accessible du moment où l’on se figure correctement ce qu’est l’Eldrit, le monde des démons et l’Hénir (informations : https://elwiki.net/w/Lore/fr ).



    Prologue :


    . Le cycle éternel. C'est une théorie racontant qu'à la fin de toute choses, le monde serait recréé, afin d'exister à nouveau, et qu'à travers les âges, il vive différemment de sa précédente incarnation, ou non. L'Histoire n'y est qu'une boucle imparfaite, dont aucune divinité ne connait les aboutissants.

    . Nous sommes sur le continent d'Élios. Trente années se sont écoulées depuis l'explosion du grand El, lors du conflit avec les démons dans la cité d'Elyanode. Les fragments de l'Eldrit dispersés furent vite retrouvés de part et d'autres du pays, par de nombreuses puissances. Malheureusement, aucune cohésion ne les poussa à les rassembler. Peut-être car les humains demeuraient divisés, et ce depuis la guerre des Nasods, survenue il y a déjà un siècle. Celle-ci s'était soldée par la destruction du roi et de la reine des Nasods, suivie de la disparition inexpliquée de leur créateur. En dépit des efforts des maîtres d'El et de quelques nobles âmes à réunir les factions, les dissensions persistaient, et le monde devenait dangereux. Alors, le temple de la déesse Ishmael étendit son influence au-delà d'Elysion, bâtissant en de nombreux lieux des sanctuaires dédiés aux éléments, dans le but de relayer le maigre équilibre maintenu à distance par les maîtres et la Dame d'El, tandis que ceux-ci ouvrirent une faille dimensionnelle afin d'y dissimuler la cité, et de la préserver du vice.

    . Lors de l'explosion s'est ouverte une fissure avec l'espace-temps d'Hénir, créant ainsi régulièrement dans toutes les contrées des failles, perturbant grandement les flux magiques et la vie des habitants, relâchant même occasionnellement des créatures corrompues dans notre monde. Pour remédier à cela, des prêtres de la déesse commencèrent à être formés dans chaque ville, en parallèle des chevaliers. Ils furent chargés de rétablir l'ordre, et de protéger l'humanité.

    . En cette époque troublée, Archopsys est l'une des rares guildes d'aventuriers à avoir pu traverser les saisons. Elle est relatée comme influente, et pourtant bien peu digne de confiance.



    Chapitre 1 :


    . Narei revenait de son expédition. La rumeur courant sur un potentiel portail vers le monde démoniaque ne l'avait mené qu'à de vieilles ruines remplies de morceaux de ferraille. C'était frustrant, mais attendu. Il faisait tous ses trajets en volant, et ne connaissait pas le répit. Jamais ses subordonnés ne l'avaient vu s'assoupir. Et jamais ils ne le verraient baisser sa garde de la sorte.

    . Il pénétra dans la grande salle, habituellement vide. Il y découvrit un spectacle étonnant : cinq membres de la guilde se tenaient près du feu. Il distingua également l'un de ses lieutenants, tapi dans l'ombre non loin. Il s'approcha d'eux, prêt à entendre leur rapport, et fut étonné de constater qu'aucun ne l'avait remarqué. Leur attention était rivée sur une chaise à bascule, où se tenait une petite fille. Elle était recroquevillée sur elle-même, et semblait avoir été violemment frappée.

    . Avant d'élever la voix pour attirer l'attention, Narei surprit une émotion qu'il n'avait jamais vue sur le visage des cinq individus : ils étaient pris entre la compassion et la désolation. Cela le décida à intervenir.


    - Alors ? Qu'est-ce ? s'écria-t-il d'un ton méprisant.

    Tous se retournèrent vers lui. Evval et Gekion frémirent et blêmirent, Korbax et Élica baissèrent les yeux, tandis que Temen soutint son regard.

    - Bonsoir Narei.

    Une seconde de silence s'écoula, puis il reprit.

    - Nous avons été six à défendre Parte aujourd'hui.

    - Comment cela ? Et pourquoi faire ?

    Temen fronça les sourcils à l'entente de cette question.

    - Une horde d'esprits de la nature furieux a attaqué au zénith, dévastant tout sur leur passage. Nous aurions beaucoup de soucis si les villageois et notre principale source de ravitaillement se voyaient rayés de la carte. Aussi, comme nous n'avons pratiquement que des humains dans nos rangs, et qu'aucun chaman ne se trouve parmi eux, nous n'avons ni pu prévoir l'assaut, ni raisonner ces dieux de la forêt en colère.

    - Au moins avez-vous pu vous en occuper. Et qu'est-ce qui justifie la présence de cette gamine ici ?


    - Durant la bataille, tout ne s'est pas bien passé. Nous avons aidé les villageois à secourir les blessés et à enterrer les quelques morts.

    Narei se dit qu'il voyait mal ses membres de guilde s'occuper d'une telle tâche, puis il leva les yeux au plafond réalisant qu'il n'en avait cure.

    - Notre souci, reprit Temen, est qu'une maison en périphérie de la ville s'est effondrée à cause de l'une de nos attaques.

    - Qui...

    - On ne sait pas, le coupa-t-il, nous étions dans le feu de l'action. Une fois toute menace écartée, nous avons fouillé les décombres. On a retrouvé le corps de ses parents, visiblement morts en la protégeant de l'éboulement.

    - Et vous aviez besoin de garder une orpheline ?

    - Pour éviter l'accident diplomatique nous allons la recueillir.

    - Elle... intervint Korbax. Je pense qu'elle a été si choquée qu'elle en est devenue amnésique...

    - Tss. Je n'ai pas de temps à accorder à ces sornettes. Et j'estime que vous non plus !

    Narei se détourna de la scène. En se dirigeant vers les escaliers il croisa Juu, adossée au mur loin de la lumière.

    Elle lui murmura :

    - Un sylvanien ça brûle bien, mais c'est bourrin.

    - Vos histoires me fatiguent. D'ailleurs, je ne sais pas ce qu'il lui prend à l'autre de me mentir de la sorte, lui chuchota-t-il. Je suis parfaitement au courant que ses dynamos sont suffisamment sophistiquées pour ne laisser échapper aucun détail utile lors d'un combat, surtout une attaque capable de détruire une maison massive en pierre.

    Juu se redressa et lui déclama doucement :

    - Oublis le passé Narei. Regarde ce que l'on a. Elle pourrait réserver des surprises, annonça le lieutenant en pointant la chaise du doigt. Je dois absolument demander à mon Temen si on peut l'adopter !

    - Comment peux-tu tolérer d'inviter une miséreuse dans ta demeure ? Pourquoi dois-je perdre mon précieux temps avec ces questions ?

    Tel fut sa dernière réplique avant qu'il ne disparaisse à l'étage. Juu le regarda partir avec des yeux ronds, puis resta un instant à fixer les marches qu'il venait de gravir.


    - Ouf, soulagé que ça soit passé, s'exclama Temen.

    - Ah bon ? Je commence à peine à m'inquiéter de mon côté, rétorqua Gekion. Comment penses-tu que va réagir Hanshi ?

    - Arrêtez avec vos bêtises, coupa Élica. Revenons à la petite. Tu peux parler ?

    Elle leva les yeux. La voix douce des adultes l'entourant avait fini par lui permettre d'arrêter de trembler. Ses joues étaient humides, elle était toute sale, et ne comprenait toujours rien à sa situation.

    - Ohhh, elle a encore ses yeux de chien battu. Je pense qu'elle ne voudra rien nous dire ce soir. Revenons demain, scanda Evval ! Si on ne la laisse pas se reposer, jamais elle ne s'en remettra ! Allez, ouste !

    - Mais... dit Temen.

    - Enfin... dit Élica.

    - Attends... supplia Korbax.

    - Ne me donne pas d'ordres, s'indigna Gekion !

    Evval leva alors sa baguette. Si les pousser gentiment dans le dos ne suffisait pas, il fallait les expulser.

    - Poussée magique, cria-t-elle !

    Les quatre fiers mercenaires volèrent sur plusieurs mètres, et s'écrasèrent sur un tapis. Face à une telle scène de brutalité, l'enfant se tassa sur sa chaise.


    . Ensuite, Evval fit signe à Juu de s'approcher, puis partit. Celle-ci vint avec une démarche toute guillerette devant le feu. Elle pivota pour adresser un large sourire à Temen, qui peinait à se relever. Il lui répondit d'un signe de la main puis déguerpit à son tour avec les autres. Juu se posta alors devant la chaise. Les yeux de la gamine étaient écarquillés. Elle fixait cette drôle de dame, en train de se pencher vers elle, qui mit ses mains devant son visage, et en un mouvement de bras, en un clignement d'œil, elle fit place à un grand homme habillé en blanc. La petite n'eut pas le temps de s'étonner de cette métamorphose qu'il lui déclara :

    - Tu dormiras dans la deuxième chambre à gauche au premier étage. C'est celle de Sedril, mais vous cohabiterez quand elle sera rentrée de mission d'ici plusieurs jours. Tu peux marcher ?

    Elle acquiesça machinalement. Craignant de le vexer, elle se redressa immédiatement et se mit debout. Il hocha la tête, satisfait. Ensemble, ils se dirigèrent vers le grand escalier de pierres taillées bordé de colonnes. Elle ne peinait pas trop à avancer, elle en avait besoin. Elle contemplait incrédule son environnement : celui-ci était empli de plusieurs tableaux de maîtres, de candélabres muraux ornés, de chandeliers dorés ou argentés, et d'un nombre incalculable de tentures et tapis, le tout donnant une atmosphère très étouffante à la bâtisse.


    - Je m'appelle Yokka, annonça l'individu qu'elle suivait. Moi et Juu sommes les propriétaires de cet endroit, qui est ainsi le quartier général de la guilde Archopsys. Tu seras vite familière avec ces lieux. D'ailleurs si tu ne souhaite venir aux bains extérieurs où l'on se lave couramment, tu dispose aussi d'une salle d'eau juste à côté de ta chambre. Ta colocataire l'utilise souvent.

    Il se baissa vers elle avant de rajouter :

    - Il se trouve, par hasard, que vous ayez toutes deux un point en commun. Elle aussi, à la base, était une hôte indésirée.

    Il se redressa avec une expression indéfinissable sur le visage. Si son désir avait été d'impressionner son invitée, il était exaucé.

    . Arrivés en haut, ils passèrent une lourde porte en bois. Un seul lit bien soigné reposait au fond de la pièce, entouré d'armoires sculptées.

    - Je ferais monter une deuxième couche. En attendant, repose-toi ici, tu en auras besoin et tu l'as mérité...

    Il s'apprêta à quitter la chambre mais interrompit son demi-tour.

    - Tiens. Tu serais amnésique ? Tu ne te rappelle même pas ne serait-ce que de ton nom ? Ou de celui de tes parents ?

    L'esprit de l'enfant était trop bouleversé pour réagir à ce cruel manque de tact. Elle tenta d'articuler une phrase mais fit juste « Non. » de la tête.

    - Bon. J'ai remarqué que tu portais un collier autour du cou, peut-être y trouveras-tu un indice.


    - M... Mons...

    Elle ne pouvait plus se retenir de s'exprimer. Elle était sur le point de se retrouver seule à nouveau. Ce serait insupportable.

    - Mmh ?

    - Messire ? Où allez-vous ?

    - Où je veux. Car nous sommes chez nous.

    - Êtes-vous un prince ?

    - J'aurais aimé que ça soit une bonne hypothèse de ta part mais non, répondit-il avec un sourire triste.

    - Comment vous avez eu ce château ?

    Drôle de question pensa-t-il.

    - Ce n'est pas une histoire à raconter à une fillette de ton âge. Il faut te coucher maintenant.

    Avant qu'elle ne puisse rétorquer, il quitta les lieux en fermant délicatement la porte. Elle demeura coite. Il lui fallu quelques instants avant de réaliser tout le poids de sa torpeur. Elle se jeta sur le lit, toute habillée et sans même se glisser sous la couette. Terrifiée des quelques souvenirs de la journée. Une immense houle de question lui traversa l'esprit. Ses interrogations devaient pourtant attendre, cependant l'une d'entre elles était irrépressible, elle l'aurait hurlé si elle avait pu. « Comment vais-je pouvoir passer la nuit ? »

    . Tourmentée mais épuisée, elle ferma les yeux. Tandis qu'elle se sentait partir, un dernier trouble lui revint, elle rouvrit les paupières, dénicha l'amulette collée contre sa poitrine, et y vit une inscription gravée. La dernière chose qu'elle fit avant de sombrer fut de lire l'information tant recherchée... Son... nom...


    Fin du chapitre 1 : Elezia


  • Bon, vu que je n’ai pas laissé de commentaire et que je n’ai rien à faire. . .

    Moi qui, d’habitude, n’aime pas les fanfictions j’ai beaucoup aimé celle-ci ! J’aime beaucoup le personnage de Narei (C’est le genre de personnage mystérieux et froid qu’on n’aimerait voir tomber amoureux, ou en tout cas le voir s’attacher à une fille). Comme tu l’as dit au début, beaucoup de personnages xd. J'espère qu’il y aura une sorte d’annexe qui les présentera.

    En tant que femme, j’aime beaucoup les histoires d’amour ! Donc qui sait. . . Peut être queeee dans le futuur. . . c: (#NAREI !) J’attends la suite (๑ ᐢ ᵕ ᐢ ๑) !

  • Je viens tous juste de finir est j'aime bien pour l'instant,il y a effectivement beaucoup de personnage mais j'attend avec impatience ou tu va emmener l'histoire j'imagine qu'on va suivre chaque personnage et les decouvrirs petit a petit mais j'aime le fait qu'un personnage (la petite fille) qui n'existe pas IG soit introduite dans l'histoire de ta guilde.


    Hate de lire le prochain chapitre ~:kawaiieve:

  • Oh oh ! Merci beaucoup pour vos commentaires ^ ^ !

    Bon, j'ai plusieurs choses à raconter. Premièrement ARGH edit impossible pour les anciens messages, il faudra que je fasse attention.
    Ensuite j'ai une mauvaise nouvelle : je ne parviens pas à être assidu dans mon travail. Je ne pourrai pas tenir une publication régulière. Alors je vais poster le chapitre deux afin que l'histoire se précise légèrement (je le trouve plutôt lourd d'ailleurs), mais pour la suite je vais faire un grand arrêt. Je ne sais pas quand je reprendrai, en tout cas j'essayerai à l'avenir de conserver une avance de cinq chapitres écrits par rapport à la publication afin d'être sûr de pouvoir terminer une narration en cours si je débute une aventure/histoire. Pardonnez-moi.

    Afin d'être légèrement plus simple à suivre nous vous avons préparé un visuel des personnages ayant actuellement été introduits.

    C'est tout. J'espère m'adresser à vous à nouveau prochainement, je vous souhaite un avenir radieux !


    Chapitre 2 :


    - Est-ce que ça va ?

    J’étais en proie à un terrible mal de crâne. Je voyais des ombres s’agiter incessamment devant mes yeux entre-ouverts. Des voix stridentes ne cessaient de résonner dans ma tête, des appels, des hurlements d’effroi, et des cris… Mon corp était embrasé.

    - Que… Où suis-je ?

    - Dans ta chambre. Le jour s’est levé il y a un moment déjà.

    Je sentis une chose humide se poser sur mon front. Je me redressais brusquement, me réveillant. Tandis qu’une serviette commençait à me frotter le cou, je regardais autour de moi. Je pris conscience de ma situation : j’étais dans une pièce aux murs de pierre froids, en compagnie d’une imposante dame en robe, et j’étais en train d’être nettoyée à l’aide d’une bassine magique lévitant autour de moi. Quelques rayons de soleil provenant de la grande fenêtre éclairaient le visage de mon inconnue.


    - Qui êtes-vous ?

    - Je suis Hanshi, archimage et administratrice d’Archopsys. Et toi ?

    - Je crois… Elezia. Ce doit être mon nom.

    - Elezia, je note. Quel âge as-tu ?

    - Euh… Je n’en sais rien ? Que faites-vous ici ?

    - Je suis venue faire ta connaissance, je dois être tenue informée de tout ce qui se passe d’important, répondit-elle avec un clin d’œil. Evval souhaitait vraiment être celle qui te réveillerait mais j’ai jugé plus utile qu’elle aille de nouveau discuter avec le maire de Parte, étant donné que c’est la plus populaire d’entre nous.

    Je ne parvenais pas à me remémorer qui que ce soit mais ce nom m’était familier. Je me contentais de hocher la tête et de me lever, lentement.


    - Je reviendrais te voir lorsque tu seras de nouveau en forme, reprit-elle en jetant un regard douteux à mes vêtements. On t’achètera tout le matériel qu’il te faudra pour que tu te sentes bien ici. Maintenant je vais te laisser, j’ai à faire. Knife !

    J’eus un sursaut à l’entente de cette vive exclamation. Une jolie demoiselle se présenta devant la porte.

    - Ce robot te fera visiter, dit Hanshi.

    - Un robot ? Domestique ?

    - Oui, ne sois pas surprise. Je ne me rappelle pas comment on l’a acquis. Ce devait être un cadeau de l’agence Cobo. J’y vais, à la prochaine !


    . Alors que l’administratrice déguerpissait promptement, l’androïde se glissa dans la pièce et alla ouvrir en grand les rideaux. Un bruit de ferraille se faisait entendre à chacun de ses mouvements. Son maintien était parfaitement droit, mais il ne disposait d’aucune grâce.

    - Salutations jeune humaine. Je suis l’unité KN1F3, déclara-t-il. Je suis à votre disposition pour la journée. Je vous suggère d’aller prendre connaissance de la demeure si ce n'est déjà fait.

    - Tu es un robot qui parle, demandais-je émerveillée ?

    - Je suis doté d’une intelligence artificielle me permettant de remplir des milliers de fonctions.

    - J’ai toujours pensé que les nasods étaient d’horribles créatures.

    - Attention, je dois vous mettre en garde. Votre niveau de force actuel ne vous octroie pas un niveau de sécurité décent si vous voulez dire du mal d’autrui.

    - Ne le prend pas mal ! Je te trouve justement magnifique !

    Elle n’eut aucune réaction. Son visage impassible me fixait sans nulle pudeur. Il faudra m’en accommoder pensais-je. Mes membres étaient encore douloureux mais je suivis les recommandations qui m’avaient été faites : je partis de la chambre, afin d’explorer un château pour ce qui devait être la première fois. L’idée me ravissait, malgré la difficulté de la tâche.

    . Ce devait être le début de la série d’épreuves que j’aurais à surmonter, autant être sérieuse dès le départ.


    - Sais-tu où je vivais KN…

    - KN1F3.

    - Ah oui ! Mais Hanshi t’appelait Knife non ?

    - Votre mémoire n’est pas déficiente.

    - Ça ne te dérange pas si je t’appelle comme ça ? Tu porte ce nom bien mieux je trouve !

    - Faites-donc. Pour répondre à votre première question, vous viviez en périphérie de Parte, que l’on voit ici en contrebas.

    Nous nous rapprochâmes d’une des nombreuses fenêtres du couloir. La ville était ensoleillée et la flore l'environnant était luxuriante. C’était une cité fortifiée aux épaisses murailles, dominée par le quartier de la mairie et quelques bâtiments religieux ou militaires. Elle était entourée de bois, et traversée d’une longue rivière. Knife pointait du doigt un ensemble de maisons isolées à l’extérieur des murs de la ville. Un chantier s’y déroulait.

    - S’il y a des murailles pourquoi est-ce que j’habitais en dehors ?

    - Ce serait intéressant à découvrir.

    - Ma maison était belle ?

    - D'après les dernières données elle n'est qu'en ruine, trancha-t-elle calmement.

    Le cœur de ma nouvelle amie n’était apparemment pas tourné vers l’art. Ce n’était pas grave, je n’allais pas m’en indigner. Je poussais un soupir, contemplant mon ancien foyer. Peut-être qu’en y retournant retrouverais-je mes souvenirs ? J’en fis mon premier objectif. Cependant je savais que ce n’était pas une urgence; je craignais de m’y rendre si c'était pour trouver les lieux dans un tel état de désolation.


    . Mon observation fut interrompue par un bruit sourd de pas. Une masse imposante arrivait dans ma direction depuis l'extrémité du couloir. Je me mis sur mes gardes, car la chose semblait avancer hasardeusement. Je parvins à distinguer sa forme petit à petit : c’était un amas d’armures et d’épées sur un chariot.

    « Ah ? Il y a quelqu’un ? » clama une voix provenant de derrière celui-ci.

    Je vis la personne derrière ce boucan. C’était un homme costaud aux cheveux teintés de blanc, recouvert de suie et aux habits en cuir clair. Son visage s’éclaira puis rougit en me voyant.

    - Tu es déjà debout ? Tu es sûre que tout va bien ?

    C’était à moi qu’il parlait. En fait il ne prêtait pas réellement attention à Knife.

    - Oui, répondis-je sans hésitation.

    Seulement je le percevais comme un mensonge, je souffrais encore de toutes mes contusions. Mais j’étais timide alors j’ai vite répondu.

    - C’est bien, fit-il gêné.

    Il ne semblait plus savoir quoi dire, cependant moi non plus. Je jetais un vif coup d’œil à Knife, qui restait muette, avant de fixer le chariot.


    - Ça ce sont les outils que je viens de forger ! J’étais en train de les livrer.

    - Il y a une armurerie dans le couloir ?!

    - Oh non, elle se trouve ailleurs. Là il n’y a que des chambres et des pièces à vivre. Mais les sœurs Magnus ne veulent pas que d’autres touchent à leur équipement. Elles sont compliquées, ajouta-t-il en se grattant la tête.

    Je remarquais que tandis que sa main droite était gantée, l’autre était griffue, j’écarquillais les yeux et m’empressai de lui signaler.

    - Ne t’inquiète pas de ça ! Je l’ai depuis des années déjà. Je devais peut-être même avoir ton âge quand on me la mise. D’ailleurs si tu regarde bien il n’y a pas que ma main qui est affectée.

    Il se tourna vers moi afin de me montrer que son pied ainsi que tout le côté gauche de son corps était constitué d’une pierre noire étrangement vivante. Je n’étais pas épouvantée, simplement stupéfaite.

    - Vraiment ne t’inquiète pas, je suis en grande forme. C’est le genre de choses que tu verras souvent dans ce château.

    Il avait lâché cette dernière phrase en serrant la mâchoire.

    - Comment ça se fait ?

    - Comment s'est arrivé ? Quand j’étais gamin je rêvais de rejoindre une troupe de héros et de parcourir le monde. J’étais naïf... Mais c’est à moitié arrivé ! Suite à une expérience j’ai obtenue une grande force, et j’ai commencé à me faire appeler Korbax ! Ahah, avec du recul c’est ridicule, qu’en penses-tu ?

    - Moi j’ai l’impression que ça vous va comme un gant !

    - Arrête j’ai honte !

    - Donc une expérience peut vous donner des pouvoirs ? C’était de l’alchimie ?

    - Ce n’était pas de l’alchimie à ma connaissance. Je suis à moitié golem désormais, je ne suis pas sûr que ça soit une bonne chose.

    Son air sombre ne me donnait vraiment pas envie de poursuivre sur ce sujet. De plus, je devais le retarder dans ses activités.

    - Il faut que j’avance, repris-je. Je ne dois pas vous embêter plus !

    - Tu te fais vraiment du souci pour rien ! Je suis très heureux de te voir en forme. J’ai comme une dette envers toi… Alors n’hésite pas à venir me chercher si tu as besoin de quoi que ce soit !

    - D’accord, j’ai déjà Knife avec moi mais avec plaisir !


    Nous nous saluâmes de la main et il continua sa route. Je l’aimais bien, il était sympathique et me paraissait curieusement semblable.

    Avant qu'il ne disparaisse j'observai plus en détail son chargement, il s’élevait carrément jusqu’à deux mètres au dessus du sol. Outre des armures lourdes son attirail comportait une quantité impressionnante d'épées longues ou de claymores. Je me demandais comment une simple fratrie pouvait en user d’autant. Mais ce n’était pas le seul mystère auquel j’avais affaire.

    - Knife, que voulait-il dire par «tu verras souvent ce genre de choses» ?

    - La majorité des membres d’Archopsys disposent d’organismes altérés voire intégralement artificiels. Cela a participé à la montée en puissance de notre guilde. Seriez-vous intéressée par de telles modifications ?

    - Sans façons, cela n’a pas l’air très agréable.

    - Peut-être changerez-vous d’avis.

    - Et Korbax, il est puissant ?

    - Relativement. Son plus puissant coup de poing pourrait briser une parroi rocheuse. Il dispose également d’une courte liste de hauts-faits.

    - Vraiment ? Alors il a été en mesure d’accomplir son rêve d’être un héros.

    Comme prévu Knife ne réagit pas.

    - Est-ce que tu as un rêve toi ?

    - Aider mes sœurs afin que l’on réponde aux objectifs de notre programmation.

    - Ah ? C’est quoi du coup ?

    - Devenir parfaites.

    - C’est ambitieux ! J’espère que vous y arriverez !

    - Nous arrivons.

    Elle venait d'avoir comme un tic nerveux accompagné d'une étincelle. Ça ne semblait être rien d’alarmant mais cela mit fin à la discussion.


    . Nous descendîmes les escaliers. Ils me paraissaient bien moins effrayants que la veille, probablement grâce à la lueur du jour. Le grand hall était vide. Le feu y était éteint, la chaise à bascule avait disparue, mais demeuraient de nombreux meubles : étagères, statues, bureaux. Je le traversais de part en part, scrutant chaque recoin. Une fois ma curiosité satisfaite, plus que le reste de la bâtisse, c’était ses environs que je brûlais d’aller observer. Traversant la massive porte d’entrée, j’arrivai dans la cour. Le jardin n’était pas régulièrement entretenu mais on y reconnaissait une volonté d’organisation plutôt harmonieuse. Sa taille était correcte, on aurait pu y ranger toute une cohorte de soldats. Il entourait tout le château, et était clôturée d’une palissade qui restreignait le nombre de sorties. Commençant à m’aventurer entre les fourrés, j’entendis gronder une forte voix.

    - Et ça se prétend utile ? Qu’es’tu crois pouvoir faire dans les donjons si tu peux pas courir plus d’cinq minutes ?

    - Ah… Ah… ! Arrête ! Laisse-moi un peu.

    Je m’approchais sans trop me méfier. Je vis au détour d’un buisson deux silhouettes : une templière écarlate grande et élancée ainsi qu’un jeune homme aux cheveux gris bien habillé, gisant cependant au sol.

    - Que se passe-t-il, m’avançais-je ?

    - Ce bon à rien n’arriverait même pas à battre un pongo boiteux à la course. Je me demande ce qu’il compte faire sur un champ de bataille. Ils t’ont apprit quoi au final au temple ?!

    - La magie de la rotation, je te l’ai déjà expliqué pleins de fois Élica !

    - Le pauvre, m’exclamais-je.

    - Le faible, rajouta Knife.

    - Toi, crièrent ensemble les deux individus !

    Apparemment, ils ne m’avaient pas remarqué précédemment. Élica accourut vers moi tandis que l’autre se releva et s’épousseta précipitamment. Elle me tapota l’épaule virilement. Je lui lançai un regard empli de douleur.


    - Gekion ! Regarde qui voilà !

    - Je suis épuisé, pas aveuglé.

    Il s’approcha et commença à aborder un sourire bienveillant. Ce qui semblait être un élément le caractérisant énormément.

    - Ce grand niais s’excuse pour les tords qu’il a causé, et moi également, déclara Élica.

    - J’espère que tu nous pardonneras. On fera en sorte que tu te sentes chez toi parmi nous. Et fais-moi confiance, je te donnerais toutes les astuces pour éviter de finir en miettes, ici la vie reste rude.

    - Commencez par les utiliser vous-même, lui préconisai-je en riant.

    - Je te conseille de ne pas trop t’approcher de cet irresponsable, suggéra la guerrière.

    - Sache qu’à mes quinze ans je gardais encore les enfants pour le temple à Hamel ! Et tous m’adoraient.

    - Disons que je te crois. Il n’empêche que notre amie doit avoir d’autres projets que de toujours traîner dans nos pattes comme tu le fais constamment.

    - Je ne faisais que me balader, annonçai-je. Quand à vous, vous vous entraîniez pour quoi ?

    - Elle cherche simplement à me voir souffrir, dit-il avec malice.

    - Je veux juste accroître notre force. Au nom des Magnus je compte établir un monde plus pur. Dieu veut que mon entreprise soit couronnée de succès. Pour cette raison aussi as-tu survécu à la tragédie d'hier.

    - Ce n’est pas grâce à mes parents ?

    - Tu peux le voir ainsi, conclu Gekion.


    . Une cloche sonna. Élica et son compère prirent la direction du château, m’invitant à les suivre. C’était l’heure du repas. Je réfléchis encore un long moment au sens de ces paroles que l’on venait de m’instruire. S’installant au bord d’une immense table, Knife alla chercher pour tous les gens présents des mets simples. Nous étions moins d’une dizaine. Au milieu du repas Evval la magicienne fit irruption, provocant un sarcasme de Gekion, suivit d’une dispersion de l’assemblée, tandis que certains plutôt que fuir le conflit, s’efforçaient à éviter qu’une dispute éclate. Dans ce joyeux vacarme j’engloutissais rapidement mon repas. Je pus distinguer que la place du chef était vide, que ni Juu ni Yokka n’étaient présents, et que la plupart des personnes attablées portaient avec eux leurs armes.

    . Je ne voulais pas en voir plus, j’avais réellement besoin de paix, alors immédiatement après le dessert je m’éclipsais, afin de m’aventurer dans le reste du château. Knife me suivit dans l’aile droite, où je comptais le nombre de chambres et découvrit la salle d’eau; puis dans l’aile gauche, constituée essentiellement de rangements pour tous types d’objets. Aux sous-sols se situaient une grande forge, dans laquelle semblait œuvrer constamment un couple d’adultes que je ne voulus pas déranger; mais avant de remonter, je décelai des tombes au travers d'une porte condamnée… Fi de cette vision morbide, je ne m'arrêtais pas pour si peu. Quand je voulus accéder au deuxième étage ou au toit, Knife m’en empêcha et m'en interdit l’accès. Elle m’emmena à la place dans une pièce dérobée où se trouvaient plusieurs jouets ainsi que des objets enchantés. Émerveillée, j’y passa beaucoup de temps.


    - Knife, pourquoi était-ce aussi tendu entre Evval et Gekion tout à l'heure ?

    - Je décèle de très nombreux points en commun dans leur attitude. D’après l'analyse de leur relation via mes protocoles habituels, ils cherchent à s’entretuer afin de rester uniques. Je ne comprends pourtant pas leur méthode.

    . Knife était une étrange compagnie. A vrai dire je commençais à saisir pourquoi les autres se comportaient comme si elle faisait seulement partie du décor. Je n’étais pas pressée de rencontrer ses fameuses sœurs, si parfaites soit-elles. Elle m’annonça qu’elle disposerait quand elle m’aura vu couchée dans ma chambre et me laisserait être autonome pour les prochains jours. Je ne comptais pas m'y rendre tôt, je commençais à peine à ressentir le besoin de m’activer après toute une après-midi passée à jouer. Le repas du soir fut servit, plus calme que celui du midi.
    . Les gens prirent beaucoup de temps à me questionner. Je restais silencieuse
    lorsqu'il s’agissait de mon avenir; on me parlait de mon passé et cela me troublait. A l'inverse, je devenais volubile au sujet de mes impressions présentes. Je n’avais pas l’impression de m’être faite des amis mais j’étais certaine que cela ne tarderait pas. Ce château regorgeait de surprises.

    . Après que j’eus mangé copieusement, le robot-gouvernante d’Archopsys m’accompagna dehors à nouveau. Il me brûlait de savoir à quoi ressemblaient les terres extérieures vues de près, par delà les haies, mais hors de question de m’y risquer. J’étais toujours sous le choc de la veille.

    . Je m’attardais donc entre les buis afin d’essayer de mémoriser chaque recoin. L’endroit était amusant, de belles histoires avaient pu s’y produire, je pris du temps à essayer de me les rejouer, tout en courant dans l’herbe.

    L’heure était au crépuscule, et je pressentais un magnifique clair de lune.


    Fin du chapitre 2 : Notre union n’est pas notre force

  • Ta Fanfiction me donne envie d'en faire un x)


    (En plus , j'ai déjà un scénario de départ , bien que un peu cliché et un peu hors contexte selon Elsword , mais il y a moyen que je colle le Lore dedans xD)


    PS : Si tu le souhaites , je peux rejoindre ta guilde x) On ne le dirais pas , mais je suis fan de Rôle Play comme sa xD Si sa t'interresse , ajoute moi sur Discord : ZoruaNatsu#6530

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